LVMH - Moët Hennessy Louis Vuitton

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LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton
logo de LVMH - Moët Hennessy Louis Vuitton
Logotype de LVMH
illustration de LVMH - Moët Hennessy Louis Vuitton

Création
Fondateurs Alain Chevalier et Henry Racamier
Forme juridique Société européenne à conseil d'administration[1]
Action Euronext : MC
Slogan « Le futur de la tradition »
Siège social 22, avenue Montaigne, Paris
Drapeau de France France
Direction Bernard Arnault, Antonio Belloni
Directeurs Bernard ArnaultVoir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires Holding Christian Dior : 47,44 %
Qatar Investment Authority : 1 %
Institutionnels étrangers : 35,8 %
Institutionnels français : 11,6 %
Personnes physiques : 5 %
Autocontrôle : 0,4 %
Activité Luxe, Culture, Média, Hôtellerie
Produits vins, spiritueux, mode, maroquinerie, parfums, cosmétiques, montres, joaillerie, distribution sélective, médias
Société mère Holding Christian Dior
Filiales Zenith, Givenchy, DKNY, TAG Heuer, Veuve Clicquot Ponsardin, Sephora, Parfums Christian Dior, Fendi, Belmond, Tiffany and Co...
Effectif en augmentation 163 309 (9 février 2021)
SIREN 775670417Voir et modifier les données sur Wikidata
TVA européenne FR81775670417Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.lvmh.com
www.lvmh.fr

Capitalisation 331 milliards d'euros (2021)
Chiffre d'affaires en augmentation 53,67 milliards d'euros (2019)
Résultat net en augmentation 7,17 milliards d'euros (2019)[2]

LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton est un groupe français d'entreprises fondé par Alain Chevalier et Henry Racamier, aujourd'hui chef de file mondial de l'industrie du luxe en termes de chiffre d'affaires. Issu du rapprochement, en 1987, des entreprises Moët Hennessy, elle-même née de la fusion entre le producteur de champagne Moët et Chandon et le fabricant de cognac Hennessy, et Louis Vuitton, il a pour actionnaire majoritaire le groupe Arnault, via la holding Christian Dior. Il est actuellement dirigé par l'homme d'affaires Bernard Arnault.

La firme est numéro un mondial du luxe avec un portefeuille de plus de soixante-dix marques de prestige dans le domaine des vins et spiritueux avec notamment Château d'Yquem, Moët & Chandon, Veuve Cliquot, Krug, Hennessy et Glenmorangie, ainsi que dans le domaine de la mode et joaillerie avec Louis Vuitton, Dior, Givenchy, Céline, Kenzo, Fendi, Guerlain, Marc Jacobs, Chaumet, Thomas Pink, Tiffany & Co. et Bulgari. Il est également présent dans le domaine des médias, avec notamment Les Échos, Le Parisien et Radio Classique, dans la distribution avec Sephora et Le Bon Marché, et dans l’hôtellerie de luxe avec notamment le palace Cheval Blanc Courchevel et le rachat du groupe d'hôtellerie Belmond.

Historique[modifier | modifier le code]

Le à l'hôtel Plaza-Athénée, Alain Chevalier et Henry Racamier, alors respectivement patrons de Moët Hennessy et de Louis Vuitton, annoncent la création de LVMH, union de leurs groupes respectifs[3]. Pourtant les deux hommes ne s'entendent pas, les tensions personnelles sont nombreuses et récurrentes : l'avenir de cette union est terne selon les analystes[4]. Mais cette nouvelle entité est composée, entre autres, des Parfums Christian Dior, ce qui attise la convoitise de Bernard Arnault qui espère regrouper les parfums avec la couture qu'il possède depuis le rachat suivi du démantèlement de Boussac[5]. De plus, propriétaire de Céline et Christian Lacroix depuis peu[6], un tel groupe serait une parfaite structure pour ses acquisitions récentes. Jouant sur les divergences des deux fondateurs, Bernard Arnault présente une offre à Alain Chevalier qui refuse tout net[4].

En s'associant avec le brasseur Guinness, Bernard Arnault créé une nouvelle société avec l'aval d'Henry Racamier[5], coquille vide destinée à racheter des actions LVMH : c'est chose faite en quelques mois, où après le krach d'octobre 1987, la nouvelle entreprise possède plus de 40 % des actions du groupe de luxe, achetées pour un prix modique[7]. Il ne reste plus à Bernard Arnault qu'à se séparer de Guinness puis des deux fondateurs Chevalier et Racamier[5] : après maintes péripéties juridiques, Bernard Arnault devient officiellement patron de LVMH en [7]. En 1994, il achète la maison Guerlain et en 1999, l'horloger suisse TAG Heuer[8].

Le , LVMH règle son litige avec PPR (devenu Kering le ) cédant les 20 % de sa participation dans le Gucci Group. En 2002, LVMH revend Pommery au groupe Vranken Monopole. En novembre 2004, LVMH lance, avec succès, une OPA sur Glenmorangie. En 2008, il acquiert Hublot un autre horloger suisse[9]. Le LVMH détient 14 % du capital d'Hermès, participation qui est vendue en 2013.

En 2011, l'horloger italien Bulgari et le maroquinier français Berluti entrent dans le giron de LVMH. En , l'italien Loro Piana spécialisé dans le vêtement en cachemire rejoint LVMH[10]. Le , LVMH détient 23,2 % du capital d'Hermès. En septembre, LVMH et Hermès règlent leur litige. Le premier sort du capital du second en distribuant ses actions Hermès à ses actionnaires.

À l'exception notable de Christian Lacroix, propriété personnelle de Bernard Arnault lors de sa création, le but de ce groupe est clairement d'acheter des marques plutôt que d'en fonder, puis de multiplier les synergies entre elles[11]. En 2014 ouvre la Fondation d'entreprise Louis Vuitton. La même année, LVMH lance l’Institut des Métiers d’Excellence, un programme de formation professionnelle débouchant sur différents métiers du secteur du luxe (artisanat, vente…)[12].

En , LVMH acquiert, à travers L Capital Asia, un fonds d'investissement contrôlé par LVMH, M1 Fashion et Pepe Jeans[13], puis en , il rachète, en propre, 5 % de la société des bains de mer de Monaco[14]. En , LVMH acquiert Le Parisien pour environ 50 millions d'euros, renforçant ainsi son pôle presse qui possède déjà Les Échos[15]. En , LVMH vend les marques Donna Karan et DKNY (« Donna Karan New York ») pour 650 millions de dollars à G-III Apparel[16].

En , LVMH annonce l'acquisition pour 640 millions de dollars de 80 % Rimowa, une entreprise allemande spécialisée dans les bagages[17],[18].

En , LVMH acquiert une participation majoritaire dans la Maison Francis Kurkdjian, entreprise de parfumerie haut-de-gamme créée en 2009, pour un montant inconnu[19]. Le même mois De Beers annonce le rachat, à LVMH, de leur coentreprise De Beers Diamond Jewellers, comprenant 32 boutiques, pour un montant non-dévoilé[20].

En , LVMH annonce l'acquisition de la maison de couture Christian Dior, détenue par Christian Dior S.A., la holding de tête, pour 6,5 milliards d'euros. Dans le même temps, Bernard Arnault, via le Groupe Familial Arnault, va passer sa participation dans Christian Dior S.A. de 74,1 % à 100 %, Christian Dior S.A. détenant elle-même une participation de 41 % dans LVMH. Ceci permet de regrouper les marques Christian Dior (couture) avec Parfums Christian Dior au sein du groupe LVMH. Enfin toujours en parallèle, le Groupe Familial Arnault annonce vendre sa participation de 8 % dans Hermès[21].

En , LVMH annonce acquérir le groupe hôtelier de luxe Belmond, pour 3,2 milliards de dollars[22]. L'opération est officiellement terminée en [23].

En , le groupe annonce la création de la maison de luxe Fenty, développée par la chanteuse Rihanna[24].

En , LVMH noue un partenariat avec la créatrice britannique Stella Mc Cartney, fille de Paul McCartney[25] et anciennement faisant partie du groupe concurrent Kering. Elle devient « conseillère spéciale de Bernard Arnault et des membres du comité exécutif sur le développement durable »[26]. La fille de l'ex-Beatles conserve son statut de directrice et reste majoritaire au sein du capital de son entreprise créée en 2001[27].

En , LVMH annonce le rachat du joaillier américain Tiffany and Co pour un montant de 16,2 milliards de dollars, soit la plus grosse acquisition de l'histoire du groupe[28]. En septembre 2020, LVMH annonce l'abandon de cette acquisition suite à la crise économique liée au Covid[29]. En octobre 2020, après de nombreuses négociations, l'opération n'est finalement pas abandonnée, mais son montant est renégocié de 425 millions de dollars de moins[30].

Fin mars 2020, en pleine épidémie de Covid-19, LVMH annonce une baisse des ventes de 10 à 20 % au premier trimestre[31],[32]. Si la crise sanitaire mondiale devait durer moins de trois mois, Bernard Arnault estime que "ce ne serait pas terrible" pour le bilan de son groupe. Il se montre en revanche beaucoup plus pessimiste si elle devait s'étirer sur un plus long terme, tout en refusant de commenter les possibles conséquences sur les entreprises du groupe[33]. En avril 2020, le groupe annonce proposer une réduction de 30 % du dividende au titre de l'année 2019 lors de l'assemblée générale des actionnaires qui doit avoir lieu en juin[34].

En avril 2021, LVMH annonce avoir enregistré 14 milliards d'euros de ventes au premier trimestre 2021, soit une hausse de 8 % par rapport à 2019 (période pré-Covid) et 32 % par rapport à 2020[35],[36].

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Le groupe est organisé autour de six pôles d'activités[37] :

Vins et spiritueux[modifier | modifier le code]

Ce pôle regroupe des marques d'alcools comme

Il est très présent dans le vin de Champagne avec

Il a vendu en revanche la Maison Pommery en 2002 et la Maison Montaudon (mais pas les vignobles qui servaient à sa production).

La production viticole couvre aussi d'autres vignobles avec

Mode et maroquinerie[modifier | modifier le code]

Dans le secteur de la mode, le groupe LVMH possède les marques :

Louis Vuitton, avec sept milliards d'euros pour 2012, représente les trois quarts du chiffre d'affaires de la division « Mode et maroquinerie »[40] et la moitié des profits du groupe LVMH[41].

En 2009 le groupe prend possession de la marque Edun[42]. Le , le groupe rachète 80 % de la maison italienne, spécialisée dans le cachemire, Loro Piana pour 2 milliards d'euros, le solde de l'actionnariat restant dans les mains de la famille fondatrice. Le le Groupe annonce son entrée au capital de la marque italienne Marco de Vincenzo à hauteur de 45 %[43]. En , LVMH rachète Dior pour la somme de 6,5 milliards d'euros[44].

Parfums et cosmétiques[modifier | modifier le code]

LVMH possède les marques suivantes :

En 2010, LVMH souhaite vendre La Brosse et Dupont[45].

Les marques Bliss, Hard Candy, Urban Decay, acquises au début des années 2000, ont été revendues depuis.

Recherche et développement[modifier | modifier le code]

LVMH Recherche est la division recherche et développement du groupe LVMH pour les parfums et les cosmétiques. Elle est spécialisée en biologie et histochimie, matériaux et technologies, galénique et vectorisation[46],[47],[48]. La division oriente ses recherches sur les cellules souches, un axe prioritaire pour retarder les effets du vieillissement de la peau. Une coopération avec l'Institute for Stem Cell Biology and Regenerative Medicine (en) de l'université Stanford (États-Unis)[49] et de la faculté de biotechnologie de l'Université de Modène et de Reggio d'Émilie (Italie)[50], a été entreprise depuis près de 10 ans pour isoler et développer un dérivé phosphaté de la vitamine E, qui agit sur la protection des cellules souches de la peau[51].

LVMH Recherche a pour principal partenaire industriel en recherche et développement du pôle de compétitivité de la Cosmetic Valley basé à Chartres, où il s'appuie sur les compétences des laboratoires de l'université d'Orléans, et des 550 entreprises, à 80 % des PME-PMI, partenaires[52].

LVMH Recherche a été installé dans un nouveau centre, Hélios, un bâtiment de type HQE, réalisé par Arte Charpentier et construit par Eiffage pour abriter les laboratoires de recherche, et un incubateur sur le site de Saint-Jean-de-Braye[52],[53](qui est a Orléans).

Montres et joaillerie[modifier | modifier le code]

Le groupe est présent dans l'horlogerie et la joaillerie avec les marques :

  • Bvlgari, créé en 1884, rachetée en pour quatre milliards d'euros[54].
  • Chaumet, créé en 1780.
  • Fred, créé en 1936.
  • Hublot, créé en 1980.
  • TAG Heuer, créé en 1860, marque la plus rentable du pôle « Montres et joaillerie »[55].
  • Tiffany & Co., créé en 1837, achetée en .
  • Zenith, créé en 1865.

La marque Omas a été revendue en 2007[56].

En 2015, le chiffre d'affaires du pôle montres et joaillerie s'est élevé à plus de 3,3 milliards d'euros, réalisé notamment dans les 395 magasins de ses différentes marques[57].

Fin , LVMH indique avoir pris une participation minoritaire dans le joaillier italien Repossi[58].

Fin , le groupe LVMH achète le géant américain de la joaillerie Tiffany & Co pour la somme de 16,2 milliards de dollars (14,7 milliards d'euros)[59].

Distribution sélective[modifier | modifier le code]

Principales enseignes de distribution sélective :

En 2015, le pôle distribution sélective a enregistré un chiffre d'affaires de plus de 11,2 milliards d'euros, réparti dans 1 679 magasins dans le monde[57].

Hôtellerie et autres activités[modifier | modifier le code]

En , le groupe créé la filiale LVMH Hotel Management destinée à gérer les hôtels de luxe de l'entreprise.
Le premier a ouvert bien avant à Courchevel sous le nom de Cheval Blanc. Cet établissement classé Palace est suivi d'un autre aux Maldives, un à St-Barth puis des projets Paris et Saint-Tropez. Ces hôtels sont tous uniques et jamais sur le même modèle. Cela fait partie de la volonté commerciale du groupe de créer des synergies avec les cosmétiques, les vins… ces lieux sont des vitrines pour les marques du groupe. Ainsi à Courchevel, l'hôtel dispose d'une boutique Vuitton, une boutique Dior, un espace pour Berluti et le spa est sous l'enseigne Guerlain[60]. LVMH achète fin 2018 le groupe Belmond (34 établissements de luxe et palaces dont l'hôtel Cipriani, 7 trains, 2 croisières fluviales) qui réalise 500 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel[61].

Le groupe est également présent dans les médias avec le Groupe Les Échos-Le Parisien :

Le groupe est actif dans le domaine des loisirs avec

Direction de l'entreprise[modifier | modifier le code]

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

En 2016, le conseil d'administration de LVMH est composé de[66] :

Comité exécutif[modifier | modifier le code]

En 2016, le Comité exécutif de LVMH est composé de[67] :

  • Bernard Arnault, président-directeur général (rémunération 2009 : 9 150 456 )
  • Antonio Belloni, directeur général délégué (rémunération 2009 : 7 122 948 )
  • Nicolas Bazire, Développement & Acquisitions
  • Michael Burke, Louis Vuitton
  • Chantal Gaemperle, Ressources Humaines et Synergies
  • Jean-Jacques Guiony, Finances
  • Chris de Lapuente, Sephora
  • Christophe Navarre, Vins & Spiritueux
  • Daniel Piette, Fonds d'investissement
  • Pierre-Yves Roussel, Mode
  • Philippe Schaus, DFS
  • Jean-Baptiste Voisin, stratégie

Principaux actionnaires[modifier | modifier le code]

Au [68] :

Christian Dior SE ( Arnault (famille) 97,4% [69]) 41,1%
Arnault (famille) 5,97%
BNP Paribas Asset Management France 2,27%
Capital Research & Management (World Investors) 1,56%
The Vanguard Group 1,44%
Norges Bank Investment Management 1,23%
Thornburg Investment Management 1,14%
Fidelity Management & Research 0,93%
Invesco Advisers 0,90%
Amundi Asset Management (Investment Management) 0,88%

Données financières[modifier | modifier le code]

Données financières en millions d'euros[70]
Années 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014[71] 2015 2016[72] 2017[2]
Chiffre d'affaires 12 693 11 962 12 623 13 962 15 306 16 481 17 193 17 053 20 320 23 659 28 103 29 149 30 638 35 664 37 600 42 636
Résultat d'exploitation NC 2 182 2 420 2 894 NC NC NC NC NC NC NC NC NC NC
Résultat net part du groupe 556 723 1 194 1 440 1 879 2 025 2 026 1 755 3 032 3 065 3 424 3 436 2 950 3 573 3 981 5 129
Capitaux propres part de groupe 7 070 7 034 7 782 9 459 10 603 11 590 13 793 14 785 18 204 23 512 25 666 NC 23 003 25 799 27 903 30 260
Dettes financières à long terme 5 800 4 207 4 188 3 747 3 235 2 477 3 738 4 077 2 730 4 702 4 363 3 145 4 805 4 235 3 265

En 2012, le groupe LVMH a payé un total de 1 820 millions d’euros d’impôts sur les sociétés[73]. Son PDG affirme que le groupe paye plus d’un milliard d’euros sur les sociétés en France[74]. En 2019, le groupe LVMH a payé un total de 1,2 milliard d’euros d’impôts sur les sociétés en France[75].

Le groupe LVMH détient le plus de filiales dans les paradis fiscaux, devant BNP Paribas[76].

Dividendes[77],[78] (nombre d'actions en circulation : environ 490 millions jusqu'en 2010, puis environ 505 millions[79])
Années 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 total pour une action
dividende ( solde + acompte ) en euros 0,95 1,15 1,4 1,6 1,6 1,65 2,1 2,6 2,9 3,1 3,55 4 5 6 4,80 ? 42,4

Communication[modifier | modifier le code]

Mécénat[modifier | modifier le code]

Fondation LVMH au bois de Boulogne.

Le groupe LVMH procède chaque année à des actions de mécénat.

En 2014, le groupe inaugure la Fondation d'entreprise Louis Vuitton un bâtiment ultra moderne construit à cet effet au bois de Boulogne pour promouvoir l'art et la culture et pérenniser les actions de mécénat du groupe.

En 2018, il a financé à 80 % environ l'acquisition par le musée du Louvre du Livre d'Heures de François Ier.

En 2019, le groupe est partenaire du Secours populaire français dans le cadre de l’opération « Une journée pour soi », destinée à des femmes en situation de précarité[80].

Activité de lobbying auprès des institutions de l'Union européenne[modifier | modifier le code]

LVMH Publica SA est inscrit depuis 2009 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Elle déclare en 2015 pour cette activité des dépenses d'un montant compris entre 1 500 000 et 1 750 000 euros[81].

Engagements sociétaux et environnementaux[modifier | modifier le code]

Lutte contre la pandémie de Covid-19[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, le groupe a mobilisé quatre de ses usines françaises, habituellement consacrées à la fabrication de parfum, pour produire, avec des salariés volontaires, pour réaliser du gel hydroalcoolique livré aux hôpitaux de Paris[82].

Six usines françaises du groupe adaptent leur production pour produire des masques non chirurgicaux, mais homologués avec un objectif de 100 000 unités par semaine. Ces masques sont destinés aux « Ehpad et aux travailleurs en première ligne, employés de supermarchés, livreurs... »[83].

En octobre 2020, le groupe procède à un don de 5 millions d’euros à l’Institut Pasteur de Lille, lui permettant de lancer un essai clinique afin de « vérifier l'efficacité » d’une molécule contre la Covid-19[84].

En 2021, le groupe s'associe à Prada et Cartier pour développer une blockchain afin de limiter la contrefaçon[85].

Polémiques[modifier | modifier le code]

En , une polémique éclate lorsqu’il apparaît que le groupe LVMH fait partie, grâce à son secteur cognac, des 24 principaux bénéficiaires français (ceux qui perçoivent une subvention de plus de cinq millions d'euros) de la Politique agricole commune (PAC)[86],[87].

En , LVMH entre, de manière dissimulée, au capital d’Hermès[88].

En 2016, alors que LVMH fait de l'origine française de ses produits un argument commercial, le documentaire satirique Merci Patron ! critique la gestion sociale de Bernard Arnault, révélant que de très nombreux produits sont en réalité confectionnés en Pologne, à Madagascar ou en Asie, pendant que les usines françaises ferment. Alors que la presse[89], les critiques[90] et les spectateurs[91] soulignent ce film, Bernard Arnault fait pression sur les médias dépendants de son groupe pour ne pas médiatiser l'affaire[92].

En 2016 également, LVMH est accusé de condamner l’entreprise Logo de Morez (172 personnes) à la fermeture en refusant de renouveler les licences des marques Fred et TAG Heuer[93],[94],[95].

Selon Mediapart, LVMH aurait espionné pendant au moins un an, entre 2015 et 2016, François Ruffin et les journalistes de Fakir[96]. Cette opération aurait été diligentée par Bernard Squarcini alors que Ruffin tournait Merci Patron !, film documentaire satirique sur le géant du luxe. Une enquête judiciaire vise l'ex-patron du renseignement français[97] reconverti dans le privé, au service du groupe LVMH notamment[98].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. LVMH (aussi) va devenir une société européenne, la Tribune, 18 février 2014
  2. a et b « Documents financiers 2017 » [PDF], sur LVMH (consulté le 29 janvier 2018)
  3. Airy Routier, L'ange exterminateur : la vraie vie de Bernard Arnault, Albin Michel, , p. 134.
  4. a et b Marchand 2001, Le patron qui venait du Nord, p. 81.
  5. a b et c « Bernard Arnault, prédateur de grand luxe », sur liberation.fr, (consulté le 1er décembre 2014).
  6. Marchand 2001, Le patron qui venait du Nord, p. 80.
  7. a et b Marchand 2001, Le patron qui venait du Nord, p. 82.
  8. Le Point Montres, « Dix choses à savoir absolument sur TAG Heuer », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 12 février 2018).
  9. « LVMH s'offre les montres suisses Hublot », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 12 février 2018).
  10. « LVMH s'offre les cachemires de Loro Piana », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 12 février 2018).
  11. Paquita Paquin et Cédric Saint-Andre Perrin, « OPA sur la mode et l'art », Culture, sur liberation.fr, .
  12. Aliette de Crozet, « Comment LVMH forme ses vendeurs d’excellence », sur Capital.fr, (consulté le 7 février 2020)
  13. « LVMH: Bruxelles autorise l'opération Pepe Jeans », sur abcbourse.com.
  14. « LVMH: prend 5 % du capital des Bains de Mer de Monaco sur abcbourse.com », sur abcbourse.com.
  15. Alexis Delcambre, « Le rachat du « Parisien » par LVMH est définitif », sur Le Monde,
  16. Nicole Vulser, « LVMH cède la marque de prêt-à-porter Donna Karan », sur Le Monde, .
  17. « LVMH acquiert le malletier allemand Rimowa », sur Le Monde, .
  18. Nicole Vulser, « Le fabricant de valises Rimowa se fait la malle chez LVMH] », sur Le Monde, .
  19. Dominique Vidalon et Pascale Denis, « LVMH buys Maison Francis Kurkdjian stake in luxury perfume push », sur Reuters, .
  20. « Diamond group De Beers buys out retail partner LVMH », sur Reuters, .
  21. Juliette Garnier, « LVMH compte racheter Christian Dior couture », sur Le Monde, .
  22. Dominique Vidalon et Inti Landauro, « LVMH splashes out on luxury hotels with $3.2 billion Belmond deal », sur Reuters, .
  23. « LVMH finalise le rachat de Belmond pour 3,2 milliards de dollars », sur FIGARO, (consulté le 12 avril 2019).
  24. Madame Figaro, « Les premières images de la marque Fenty lancée par Rihanna et LVMH sont arrivées », sur Madame Figaro, (consulté le 13 juin 2019)
  25. FashionNetwork com, Olivier Guyot, « LVMH et Stella McCartney tissent un accord de partenariat », sur FashionNetwork.com (consulté le 16 juillet 2019)
  26. Anne-Marie Rocco, « Stella McCartney orchestre l'éco-révolution du luxe », Challenges, no 629,‎ , p. 104 à 105 (ISSN 0751-4417)
  27. « La styliste Stella McCartney s'allie à LVMH », sur Les Echos, (consulté le 16 juillet 2019)
  28. Le Point magazine, « Le géant du luxe LVMH s'offre le joaillier Tiffany », sur LVMH, (consulté le 25 novembre 2019)
  29. Sarah White et Melissa Fares, « LVMH drops $16 billion Tiffany takeover, battle lines drawn », sur Reuters,
  30. Sarah White, Gwénaëlle Barzic, Pamela Barbaglia et Silvia Aloisi, « Penny-pincher ou deal king? Arnault obtient sa réduction dans le rachat de Tiffany », sur Reuters,
  31. « Coronavirus : LVMH anticipe une baisse de 10 à 20 % de ses ventes au premier trimestre », sur Les Echos, (consulté le 29 mars 2020)
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  33. Le Figaro avec AFP, « Coronavirus: LVMH anticipe une baisse des ventes de 10 à 20% au premier trimestre », sur Le Figaro.fr, (consulté le 29 mars 2020)
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  35. « LVMH réalise 14 milliards d'euros de ventes au premier trimestre, au-dessus du niveau pré-pandémie », sur LEFIGARO (consulté le 14 avril 2021)
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : LVMH.

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]